l’Inde en Camping Car

Nous avons commencé notre voyage en Inde depuis le point frontière d'Amritsar et le temple d'or

Puis nous sommes montés vers le Cachemire

et le Ladakh.

Monastere Lamayuru

Monastere tibetain Dhakpo Shedrupling en camping car

Après le Cachemire et le Ladakh, ces deux régions de l'Inde du Nord,
où nous avons toujours reçu un bon accueil (et même exceptionnel pour le Ladakh)
nous avons décidé de descendre vers Delhi et le Rajasthan puis continuer
vers le Tamil Nadu et le Kerala que Gérard avait déjà longuement visités début des années 80.

j'ai d'abord été très impressionnée par les indescriptibles embouteillages et l'incroyable foule

mais avec l'habitude j'ai adoré Delhi, circuler en rickshaw,

retrouver l'ambiance des marchés africains

les épices en plus

L'Inde a été la pire des desillusions

Je partais sans aucun préjugé car beaucoup d'indiens ont la même couleur que moi
(mais j'avais oublié que je suis typée africaine),

et puis on avait commencé par le Nord Cachemire et le Ladakh ou ça s'était si bien passé.
Dans tout le Rajastan et même chez les Sikhs à Amritsar, j'ai été considérée comme une bête de foire. Assise à la table d'un restaurant,
les gens venaient s'assoir à la table à coté, sans consommer, me dévisageaient sans aucune pudeur, me montraient du doigt, faisaient
des commentaires et surtout des gestes qu'on sentait 'défavorables'. Certains parfois prenaient des chaises s'asseyaient à la même table
uniquement pour me regarder de plus près et c'est nous qui devions changer de table pour avoir un peu de tranquilité,
pour ne pas que je me sente 'monstre de foire'.

Ces gens ne cherchaient jamais le contact, jamais un bonjour, jamais un sourire pour essayer de communiquer.
Idem quand je rentrais dans un magasin, une boutique. Même attitude. Cela n'avait rien à voir avec une simple curiosité,
car il y avait toujours ces commentaires et ces gestes malsains plus qu'évocateurs

Cette attitude n'est pas celle des 'rustres', des gens des campagnes et des intouchables qui ont autre chose à faire que s'occuper des touristes,
non cest celle de cette 'classe moyenne' indienne qui possède une petite voiture, qui a du faire des études
(malheureusement ça ne les a pas rendus spécialement intelligents),
qui ne cotoient pas les 'intouchables' (drôle de religion que l'hindouisme qui considère que sur terre il y a des sous-hommes)
cette classe moyenne d'une saleté inimaginable et sans aucun savoir vivre ni éducation, qui jette partout les déchets de sa consommation.

Incroyable Racisme (Afrophobie) en Inde

Depuis que nous avions quitté le Ladakh, quelque chose nous dérangeait. A partir de Manali et partout sur le parcours jusqu'à Delhi,
et y compris dans cette capitale, j'ai été de plus en plus confrontée au racisme.

L'inde ce devait être un grand moment du voyage, c'était le seul pays sur lequel je m'étais documentée, beaucoup d'indiens avaient
la même couleur que moi, c'était sûr, j'allais facilement me fondre dans la population.

L'Inde est malheureusement venue après les extraordinaires Iran, le Désert du Balouchistan, et le surprenant Pakistan.
Et aussi le Cachemire et le Ladakh (que je ne considère pas indiens tant l'attitude et l'accueil des populations y sont différends) .

Après ce difficile contact avec les indiens, nous avons décidé de faire le Rajasthan et ses richesses architecturales,
et voir si la situation s'améliorait vis à vis de ma couleur.

Jaipur, superbe.

mais rien ne s'arrangeait avec la population et les rares africains que je rencontrais (qui faisaient leurs études en Inde)
me confirmaient être sans cesse victimes du racisme. Même tous les gens du consulat de Cote d'Ivoire avouaient subir ce racisme.
On a encore roulé, croisé des éléphants et le triste visage d'une jeune femme
et son enfant mariée comme tant d'indiennes contre leur gré.

Il y avait une très forte mousson, beaucoup de routes étaient interdites, malgré que notre petit camion ait tranquillement passé
des routes avec 70 cm d'eau, ait fait le Ladakh, on ne nous laissait pas passer par peur d'effondrements de la route.

Ranakpur nous étant interdit, nous nous sommes posés à Udaipur dans un petit hotel.
Au départ on avait demandé à stationner dans leur parking pour deux euros avec douche et wc dans l'hotel
avec accés gratuit à la piscine et aux lieux de détente.

Et puis le personnel si gentil, la propreté des lieux et l'hygiene du restaurant exceptionnels pour l'inde, le cadre super...
On a pris une chambre pour 500 roupies 6.50 euros, on y mangeait midi et soir, on s'y est mis à l'abrit le temps de décider si on restait en inde.

Pas l'habitude de faire de la pub pour un hotel, surtout qu'avec le CCar on n'y va que très très rarement, (3 fois pendant tout ce voyage)
mais là on est 'obligés' de vous l'indiquer tant on y était à l'abrit de la saleté et du racisme.
Si vous allez à Udaipur en CCar ou tout autre forme de tourisme, une adresse ! Mahendra Practesh Hotel

l'indien m'a fait mal et nous avons abrégé notre séjour en Inde

Trois jours à bien réfléchir, et faire un triste constat :
Jamais dans aucun pays d'Europe, et dans tous les pays que nous venions de traverser,
je n'ai été confrontée à autant de racisme, de vulgarité et de violence.

Pour comprendre cette attitude, lisez ci-dessous le regard de gérard après les nombreux voyages
qu'il a fait en Inde au début des années 1980 et le témoignage d'un anglais qui quittait définitivement l'Inde.

et Lire absolument :    Récit du Voyage en Inde

Heureusement que les images ci-dessous rappellent les bons souvenirs de l'Inde du nord et ses adorables populations.

à suivre : Fin du voyage - problèmes de visas et retour en Cote d'Ivoire

 

Voyager en Inde une semaine, quinze jours, un mois, aller de site en site, d'hotels en hotels, c'est totalement différend que de voyager en camping car, à moto, à vélo ou à pied en totale immersion avec la population. Dans mes précédents voyages d'un mois chaque fois, à courir de sites en sites et de régions en régions j'avais été préservé et puis il y a 20 ans on ne cotoyait que grande misère et la saleté était (semblait) excusable. Pendant ce voyage en complète immersion avec la population, j'ai découvert une classe moyenne qui ne peut plus justifier son attitude par la misère. J'ai découvert chez les indiens une culture de vulgarité, d'incroyable saleté, et d'inimaginable mépris de l'autre et de violence tout juste contenue et d’un incroyable racisme. Finalement les gens les plus respectables dans ce pays, ce sont les intouchables si méprisés par le reste de la population. Que penser de l’hindouisme qui dès la naissance peut te désigner sous homme. Ce constat n'est pas que le mien mais celui aussi de bien des voyageurs en camping car, à moto, à vélo rencontrés au cours de ce voyage et qui ne restaient en Inde que pour les plages de Goa ou allaient 'respirer' au Népal ou au Pakistan de temps en temps. Le Cachemire et le Ladakh régions extraordinaires pour leurs paysages, leurs populations et leur accueil ne font pas parti du triste constat que je fais du reste de l’Inde ci-dessous.
D’un anglais qui vivait en Inde depuis 18 ans : - "Ce peuple que j’ai suffisamment aimé pour vivre en Inde pendant si longtemps, s'est replié sur lui même au fil des années, se persuadant qu'il est au dessus des autres, et l'intégrisme Hindouiste y fait le plus grand mal et mène à toutes les violences. Et puis l'indescriptible saleté n'y est plus excusable voilà pourquoi je quitte définitivement l'inde."